T'abandonne mais t'as pas tout raté !

Un patron de P.M.E. fait passer un entretien d’embauche à  un nouveau commercial. Celui-ci tend son CV au chef d’entreprise, qui sans attendre décroche son téléphone pour appeler le patron précédent

  •  Bonjour, j’ai ici devant moi un de vos ex-commerciaux qui postule pour un emploi dans ma boite. Je voulais savoir ce que vous pensiez de lui avant de l’embaucher. Il s’appelle Dupond, il a bien travaillé chez vous ?
  • Oui, c’est exact. répond le patron à  l’autre bout du fil.
  •  Et il a travaillé longtemps ?
  • Bah, quelques heures au maximum…
  • Mais pourtant son C.V. indique qu’il est resté beaucoup plus longtemps que ça chez vous!
  • Oui, je sais, malheureusement il est resté deux ans.

Les recommandations suite à votre CV

Pas de prise de références à l’insu du candidat !

« Tout employeur souhaitant s’enquérir des références d’un candidat doit préalablement lui demander l’autorisation », indique l’article L. 1221-8-et L.1221-9 du code du travail. Cette autorisation est obligatoire même si le candidat a cité dans son dossier de candidature ou sur un réseau social les noms de personnes référentes. L’employeur ou l’intermédiaire de recrutement qui ne respecte pas la loi s’expose à des sanctions judiciaires.

Les questions d’ordre privé (état de santé, préférences sexuelles, situation familiale, convictions religieuses) sont prohibées. La prise de références doit porter sur des éléments factuels : durée du poste, fonction occupée, nature du contrat, type de mission ou rôle dans l’entreprise, résultats… « On a reçu en amont un candidat qui annonce des choses, on doit s’assurer de leur véracité ».